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Accueil du site > Pages Annexes > Abbaye de Gastines

Abbaye de Gastines

Gatine2 Ce lieu avait été habité pendant assez longtemps, par des ermites qui, en 1137, prièrent Hugues, archevêque de Tours, d’y ériger une abbaye. Gastines se trouvant alors dans le fief appartenant au Chapitre de la cathédrale, l’archevêque ne pouvait, de sa propre autorité, accueillir favorablement cette requête. Les chanoines, qu’il consulta à ce sujet, donnèrent leur consentement, mais à condition que tous ceux d’entre eux qui voudraient aller passer quelques jours à l’abbaye soient hébergés sans frais. De son côté, l’archevêque ne voulu Gatine1donner son approbation qu’autant que les religieux adopteraient la rêgle de saint Augustin. Ces conditions ayant été acceptées, le monastère fut fondé en 1138. A la fin du XIIème siècle, l’église et les bâtiments claustraux furent détruits par un incendie.

Thibault VI de Champagne, comte de Blois et de Chartres, les fit rebâtir et Geoffroy VI du Lude, archevêque de Tours, consacra la nouvelle église le 29 avril 1207. Thibault VI accorde alors une rente d’une demi somme d’huile et de 500 harengs à donner chaque année aux moines dans la première semaine du carême. Mutilée par les protestants en 1562 et réparée en 1564, elle connut d’autres travaux de restauration au XVIIème et au XVIIIème siècle.

Il ne reste plus aujourd’hui que quelques ruines : la muraille méridionale des trois premières travées de la nef, avec trois baies en plein cintre, deux chapiteaux historiés et quelques vestiges de oeintures ; les pieds droits du portail, très mutilés ; à l’est, une faible portion du Gatine3chevet qui était plat. Mais les bâtiments conventuels construits au XVIIIème siècle sont encore debout : le plus important, orienté est-ouest présente encore à sa façade sud une fenêtre en tiers-point, l’autre qui lui est perpendiculaire est en plus mauvais état.

En 1737 ces bâtiments tombaient déjà en vétusté, et les religieux construisirent l’édifice que l’on voit au sud et à l’est duquel s’étendait un jardin étagé de trois terrasses réunies par deux élégants escaliers. Aux angles des murs de soutènement on remarque des colonnes avec chapiteaux ayant sans doute appartenu à une église. Le cloître qui fut achevé en 1738 a disparu. En 1789, le revenu de l’abbaye était évalué à 7.400 livres et il n’y avait plus alors que cinq chanoines. L’église et la maison conventuelle furent vendus nationalement, le 11 juillet 1791, pour 32.000 livres.



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